Vous avez déjà un site web. Il existe, il est en ligne, il porte le nom de votre entreprise. Et pourtant, il ne vous apporte rien : pas de demandes de contact, pas de prospects, à peine quelques visites. Vous vous demandez si c'est normal, si "les sites, de toute façon, ça ne sert plus à rien", ou s'il y a quelque chose à faire.
C'est exactement la situation dans laquelle se trouvait Claire, dirigeante d'un cabinet de conseil RH de 6 personnes, quand elle m'a contacté. Six mois après la refonte de son site, ses contacts entrants ont été multipliés par trois. Voici comment, étape par étape — parce que ce qui a fonctionné pour elle peut très probablement fonctionner pour vous.
(Le prénom et certains détails ont été modifiés pour préserver la confidentialité, mais le déroulé et les ordres de grandeur sont fidèles à la réalité de ce type de mission.)
Le point de départ : un site qui existait, mais ne travaillait pas
Le cabinet de Claire avait un site depuis 2019. Un site WordPress, construit à l'époque par un prestataire qui n'était plus joignable. Sur le papier, tout y était : une page d'accueil, une page "Nos services", une page équipe, un formulaire de contact.
Dans les faits, le diagnostic était moins flatteur :
- Un temps de chargement de plus de 6 secondes sur mobile. Plus de la moitié des visiteurs partaient avant même de voir la page.
- Aucune position significative sur Google. Le site sortait sur le nom du cabinet, et c'est tout. Aucune requête métier ("bilan de compétences entreprise", "accompagnement RH PME"...) ne le faisait apparaître.
- Un formulaire de contact cassé depuis des mois. Personne ne s'en était rendu compte, car personne ne l'utilisait. Les messages partaient dans le vide.
- Un contenu figé depuis 4 ans, qui ne reflétait plus ni l'offre ni le positionnement du cabinet.
Le plus parlant : en un an, le site avait généré 2 demandes de contact. Pour un cabinet dont la prestation moyenne se chiffre en milliers d'euros, chaque prospect manqué coûtait cher.
Ce qu'on a décidé de faire (et de ne pas faire)
Premier échange avec Claire : une visio d'une heure, gratuite, pour comprendre son activité avant de parler technique. C'est un point sur lequel j'insiste toujours — un site n'est pas un objet décoratif, c'est un outil commercial. Avant de choisir une techno ou une maquette, il faut savoir qui doit vous trouver, en cherchant quoi, et ce qu'il doit faire en arrivant sur le site.
De cette discussion sont sortis trois objectifs, dans cet ordre :
- Être trouvé sur les requêtes que tapent réellement ses clients potentiels (des DRH et dirigeants de PME de sa région).
- Rassurer en quelques secondes : montrer l'expertise, les références, la méthode.
- Convertir : rendre la prise de contact évidente et sans friction.
Et tout aussi important, ce qu'on a décidé de ne pas faire : pas de blog à publication hebdomadaire qu'elle n'aurait jamais tenu, pas d'espace client, pas de fonctionnalités gadgets. Un périmètre resserré, réaliste, aligné sur le budget — et la possibilité d'étendre plus tard si les résultats suivaient.
Les choix techniques, expliqués simplement
Côté technique, j'ai reconstruit le site avec Next.js, le framework que j'utilise pour la quasi-totalité de mes projets. Sans entrer dans le jargon, voici ce que ça change concrètement pour un client comme Claire :
Un site rapide, vraiment
Les pages sont pré-générées et servies instantanément. Résultat mesuré : un chargement passé de 6,2 secondes à moins d'une seconde sur mobile. Ce n'est pas un détail de confort — Google intègre la vitesse dans son classement, et chaque seconde de chargement en plus fait fuir des visiteurs. J'ai détaillé cette mécanique dans mon article sur les Core Web Vitals si le sujet vous intéresse.
Un référencement travaillé page par page
Chaque service du cabinet a eu droit à sa propre page, construite autour d'une requête précise, avec un contenu rédigé pour répondre aux questions que se posent réellement les prospects. Métadonnées, données structurées, maillage interne, sitemap : tout l'aspect SEO technique a été traité dès la conception, pas rajouté après coup.
Un site que Claire peut faire vivre
Les contenus (services, témoignages, actualités) sont modifiables sans toucher au code. Pas de dépendance à un prestataire pour changer trois lignes — c'était une des frustrations majeures de l'ancien site.
Un formulaire qui fonctionne (et qu'on surveille)
Ça paraît basique, mais c'est le nerf de la guerre : le formulaire de contact envoie un email, une copie est conservée, et un monitoring me prévient si quelque chose casse. Plus jamais six mois de messages perdus.
Les résultats, chiffres à l'appui
La mise en ligne a eu lieu fin novembre. Voici ce que les six mois suivants ont donné, en comparant avec la même période un an plus tôt :
| Indicateur | Avant | 6 mois après | Évolution |
|---|---|---|---|
| Visiteurs mensuels | ~150 | ~620 | x4 |
| Temps de chargement mobile | 6,2 s | 0,9 s | -85 % |
| Requêtes métier en 1ère page Google | 0 | 11 | — |
| Demandes de contact / mois | 0 à 1 | 4 à 6 | x3 et plus |
Sur ces demandes de contact, Claire a signé trois missions directement attribuables au site en six mois. La refonte était rentabilisée avant même la fin de cette période.
Deux précisions honnêtes, parce que je préfère être transparent :
- Les résultats SEO ne sont pas arrivés tout de suite. Les premiers mois, le trafic a stagné. C'est normal : Google met du temps à réévaluer un site. La progression s'est faite sentir à partir du troisième mois, puis s'est accélérée.
- Le site ne fait pas tout. Claire a aussi mis à jour sa fiche Google Business et partagé ses nouvelles pages sur LinkedIn. Un bon site démultiplie ces efforts, il ne les remplace pas.
Pourquoi ça a marché (et ce que ça veut dire pour vous)
Ce projet n'a rien d'exceptionnel techniquement. Ce qui a fait la différence tient en trois points, transposables à presque toutes les TPE/PME :
Le site a été pensé comme un commercial, pas comme une plaquette. Chaque page a un objectif : être trouvée, rassurer, ou faire passer à l'action. Un site "joli mais muet" ne génère rien.
La performance et le SEO étaient là dès le départ. Rattraper un site lent et mal référencé coûte plus cher que de bien le construire d'emblée. C'est d'ailleurs une grosse partie de ce qui explique les écarts de prix entre prestataires.
Le périmètre était réaliste. Plutôt qu'un gros projet qui n'aboutit jamais, un site resserré, livré en quelques semaines, qui produit des résultats mesurables — et qu'on enrichit ensuite.
Comment ça se passe, concrètement ?
Si la situation de Claire vous parle — un site qui existe mais ne rapporte rien, ou pas de site du tout — voici comment je travaille :
- Un premier échange gratuit (30 min à 1 h) pour comprendre votre activité, vos clients et vos objectifs. Sans engagement, et vous repartez au minimum avec un diagnostic honnête.
- Une proposition claire : périmètre, délais, prix ferme. Pas de devis à rallonge ni de coûts cachés.
- La réalisation, avec des points d'étape réguliers où vous voyez le site prendre forme et pouvez ajuster.
- La mise en ligne et le suivi : je ne disparais pas après la livraison. Monitoring, ajustements, et un site que vous pouvez faire évoluer.
J'ai détaillé tout ce déroulé dans cet article sur la collaboration avec un développeur freelance.
Et si on parlait de votre projet ?
Votre site génère-t-il des contacts, ou se contente-t-il d'exister ? Si la réponse vous frustre, le plus simple est d'en discuter. Décrivez-moi votre activité et votre situation actuelle via le formulaire de contact, ou écrivez-moi directement à contact@alexis-mouchon.fr.
Je vous répondrai avec un avis honnête — y compris si votre site actuel mérite d'être amélioré plutôt que refait. Le premier échange est gratuit, et vous saurez rapidement si un site peut devenir, pour vous aussi, votre meilleur apporteur d'affaires.