Vous êtes prothésiste ongulaire, nail artist, ou vous tenez une onglerie. Votre agenda vit sur Instagram : une cliente vous écrit en message privé, demande le tarif d’une pose gel, propose un créneau, vous répondez entre deux clientes. Ça marche, jusqu’au jour où ça ne marche plus : vingt messages non lus le dimanche soir, une cliente qui ne vient pas parce qu’elle n’avait rien à perdre, et des demandes qui restent sans réponse parce que vous aviez les mains prises.
Un site internet ne remplace pas Instagram. Il prend la suite. Voici ce qu’il doit contenir pour vous rapporter des rendez-vous, et pas seulement faire joli dans votre bio.
Ce qu’Instagram fait très bien, et ce qu’il ne fera jamais
Instagram est votre vitrine. Vos photos de french, de baby boomer, de nail art 3D y trouvent leurs premières clientes, et rien ne remplacera ça. Gardez-le.
Mais Instagram ne sait pas :
- Afficher vos tarifs et vos durées de façon lisible. Une épingle « tarifs » en story à la une, c’est une capture d’écran que vous refaites à chaque changement de prix.
- Réserver un créneau sans que vous interveniez. Chaque rendez-vous vous coûte trois à six messages.
- Encaisser un acompte. Sans acompte, une cliente qui annule à 9 h pour 10 h ne perd rien. Vous, si.
- Être trouvé sur Google par la femme qui tape « prothésiste ongulaire » suivi du nom de votre ville. Cette recherche-là, Instagram ne la capte pas.
Le site sert à ces quatre choses. Tout le reste est du décor.
Les 6 blocs indispensables d’un site de nail artist
Je les présente dans l’ordre où une cliente les parcourt, parce que c’est aussi l’ordre dans lequel elle décide.
1. Une page d’accueil qui donne le ton en trois secondes
Votre cliente arrive depuis votre bio Instagram, sur son téléphone, souvent le soir. Elle doit comprendre immédiatement où elle est (votre nom, votre ville), ce que vous faites (pose gel, nail art, manucure russe…) et ce qui vous distingue. Une photo pleine largeur de votre travail, une phrase, un bouton « Réserver ». Pas un carrousel de dix slides.
Le ton compte autant que les photos. Un studio privé qui reçoit une cliente à la fois ne parle pas comme un bar à ongles qui enchaîne les poses. Le site doit sonner comme vous.
2. La carte des prestations, avec prix et durée
C’est la page la plus lue, et celle qui vous fait gagner le plus de temps. Classez vos prestations par famille : pose, remplissage, nail art, soin, dépose. Pour chacune, le prix, la durée, et une ligne qui dit ce qui est compris.
Deux détails que la plupart des sites oublient :
- Les finitions en supplément (strass, chrome, french, baby boomer) doivent être listées avec leur prix. Sinon la cliente les demande en message privé, et vous voilà revenue au point de départ.
- La durée sert à deux choses : elle rassure la cliente qui organise son après-midi, et elle permet à l’agenda de ne proposer que des créneaux où vous avez le temps.
3. Un portfolio filtrable, pas un dépotoir de photos
Vos photos Instagram sont votre meilleur argument. Sur le site, elles doivent être triées : par style (french, nude, couleur, nail art), par saison, ou par prestation. Une cliente qui cherche un nude élégant ne veut pas défiler quarante nail arts de Noël pour le trouver.
Les photos doivent rester nettes sur mobile sans ralentir la page. C’est un détail technique invisible pour vous, mais une page qui met cinq secondes à charger sur 4G perd la moitié de ses visiteuses avant la première image.
4. La réservation en ligne, avec acompte
Le cœur du site. Le parcours idéal tient en cinq étapes :
- La cliente choisit sa prestation et ses finitions ; le prix et la durée se recalculent devant elle.
- Elle voit uniquement les créneaux compatibles avec la durée de son rendez-vous.
- Elle laisse son nom, son téléphone, et peut joindre une photo d’inspiration (Pinterest, Instagram).
- Elle règle un acompte (10 à 20 € suffisent), déduit du montant final.
- Elle reçoit une confirmation, puis un rappel par SMS la veille.
L’acompte change tout. Ce n’est pas une question de montant, c’est un engagement. Une cliente qui a réglé 10 € prévient quand elle a un empêchement. Une cliente qui a écrit « ok pour jeudi 14 h » en message privé, parfois pas.
J’ai construit exactement ce parcours dans une maquette de site pour studio de nail art, que vous pouvez tester de bout en bout sur votre téléphone : carte des prestations, portfolio filtrable, réservation avec acompte simulé.
5. Les avis et le déroulé du rendez-vous
Avant de réserver chez une nouvelle prothésiste, une cliente veut savoir deux choses : est-ce que le travail tient, et comment ça va se passer. Une section d’avis (importés de Google ou recueillis sur le site) répond à la première. Un « déroulé du rendez-vous » en quatre étapes répond à la seconde : accueil, préparation, pose, conseils d’entretien. Ajoutez votre garantie de tenue si vous en proposez une, et une FAQ courte : que faire si un ongle casse, faut-il venir sans vernis, combien de temps avant un remplissage.
6. Les informations pratiques, au bon endroit
Adresse, horaires, accès, parking, moyens de paiement, conditions d’annulation. Dans le pied de page et sur la page de réservation. Et un bouton « Réserver » toujours visible sur mobile, fixé en bas de l’écran : c’est là que le pouce de votre cliente se trouve déjà.
Être trouvée sur Google dans votre ville
Instagram vous apporte les clientes qui vous suivent déjà. Google vous apporte celles qui ne vous connaissent pas encore et qui cherchent, ce soir, « pose gel » ou « nail art » près de chez elles.
Pour capter ces recherches, trois choses :
- Une fiche Google Business complète et reliée à votre site, avec vos photos et vos avis. C’est gratuit, et c’est ce qui vous affiche sur la carte.
- Des pages qui parlent le langage de la recherche : votre ville et vos prestations doivent apparaître dans les titres, pas seulement dans les photos. « Prothésiste ongulaire à [votre ville] » vaut plus qu’un nom de marque seul.
- Un site rapide et lisible sur mobile, parce que Google classe d’abord la version mobile de votre site.
Ce travail de référencement local, je le fais dès la conception du site. Le rajouter après coup coûte toujours plus cher.
Combien ça coûte, et par où commencer
Le prix dépend de ce que vous mettez dedans. Une carte, un portfolio et une page de contact ne demandent pas le même travail qu’un site avec réservation en ligne, acompte et agenda connecté. J’ai détaillé les ordres de grandeur dans combien coûte un site web professionnel en 2026, et comment se passe une collaboration avec moi si vous n’avez jamais travaillé avec un développeur.
Le calcul à faire est simple. Comptez le temps que vous passez chaque semaine à répondre aux mêmes questions en message privé, et le nombre de rendez-vous non honorés par mois. Un site qui prend les réservations avec acompte s’amortit sur ces deux lignes.
Si vous voulez voir concrètement à quoi ça ressemble avant de vous engager, parcourez la maquette Kiyomii Beauty. Et si vous préférez en parler directement, le premier visuel de votre futur site est offert, sans engagement : demandez un devis.